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N° 221#2 - SEMAINE DU 8 AU 14 JUILLET 2021

Anita Conti
Anita Conti, pionnière de l’océanographie, grande photographe et écrivaine, a sillonné les mers froides et tropicales sur des bateaux de pêche. De son premier bain en pleine mer, âgée de quelques semaines en 1899, à son ultime voyage presqu'un siècle plus tard, cette exposition explore les différents liens d’Anita Conti avec la Bretagne.
À partir de ses archives et photographies conservées à Lorient, l’exposition emmène d’embarquement en embarquement, de photographie en poème et livre le regard d’une femme exceptionnelle sur « l’océan, les bêtes et l’homme ».
Hôtel Gabriel, enclos du port. Entrée gratuite
Du 3 juillet 2021 au 2 janvier 2022
Horaires d'ouverture:
Du 3 juil au 30 sept : tous les jours de 10h à 12h30 et de 13h30h à 18h (sauf lundi matin)
Du 1er oct au 2 jan : du mardi au dimanche de 14h à 18h
haras

Ouverture du Haras d'Hennebont pour les Cavalcades estivales

Animations, visites, spectacles, l'été, en famille, le Haras d'Hennebont s'ouvre à tous, dans le cadre d'un magnifique lieu de patrimoine et des espaces naturels romantiques...
Du 6 juillet au 27 août
Du lundi au vendredi : séances de 14h à 16h et de 16h à 18h
et le dimanche : visites guidées de 14h à 18h
PLACES

Pour Clavicule + Mad Foxes

Bon, gentils lecteurs que vous êtes, vous aviez envoyé plein de mignons mails pour tenter de remporter des places pour François & The Atlas Mountain. Et patatras, le concert a été annulé. Alors on vous propose de gagner des places pour un autre concert, mais dans une énergie différente, et on remet tout en jeu.
Rock garage, influences allant du punk au psyché, en passant par le surf ou le grunge, Clavicule est un groupe rennais avec "un vrai déluge scénique : fuzz, distorsions, et martelage pachydermique de fûts, un set intense et sans répit, à la fois explosif et mélodique."
> Jeudi 15 juillet à Hydrophone, Lorient

>>>>>>>>>> Pour gagner des places, envoyez-nous un mail grunge à cestparla@sortiesdesecours.com et on tirera au sort parmi vos courriers.

sardines
Penn Sardines côté pile et côté face
sardines

La découverte youpi-larmes-de-bonheur

Bon, ok, pas vraiment une découverte, mais ça y est, en vrai, on est allées tester la guinguette de Brigneau, ouverte pourtant depuis au moins un an, si c'est pas deux, Les Penn sardines. Depuis la fermeture de Oradukai, NOTRE guinguette fétiche, à Doëlan, on avait trouvé Le bar des îles, son bus rouge, ses grillades et sa vue de dingue depuis les falaises de Kerfany, mais on a un faible pour les ports, et celui de Brigneau est certainement notre préféré, tout petit, tout simple, sa couleur d'eau extatique, ses pins, oulalala, faut qu'on se calme... Donc, sur le quai, un food truck en bois, deux meufs très très cool et vraiment sympas, des tables de cantoche, et dans l'assiette, le choix entre sardines grillées et saucisse grillée. Vala. Même si on ne s'évanouit pas lors de l'expérience gustative, c'est bon, c'est tout simple, et le vin est ok. De toute façon, le lieu est tellement, tellement... qu'on n'a pas besoin de grand chose. Même la conversation deviendrait presque superflue, tellement on est dans la contemplation...
selection
kerhervy
ephemere
3 POTOS
Brunat Simon Kervazo

MusikOjardins

C’est une jolie petite histoire qui va dans le sens de nos envies de voir demain la culture se faire, se vivre, autrement. On a rencontré les musicien.ne.s du collectif Mosaïque dans le jardin de Mireille, une retraitée aussi pimpante que les rosiers de son jardin, et ils nous ont raconté l’aventure de ce festival créé l’an dernier : « pour réagir à la pandémie qui contraignait les artistes professionnels à arrêter leur activité, en l’absence de perspective de concerts. Plutôt qu’attendre, on a décidé de prendre les choses en main, en s’inspirant des circuits courts des AMAP ». Ce collectif, qui existe depuis 2015, dans lequel on compte notamment l’accordéoniste Jérémy Simon, soufflait jusque-là plutôt de l’aide aux musiciens, le voici devenu organisateur de spectacles, avec une proximité qui a enchanté les artistes : « C’est pas du tout le même rapport, il y a un vrai lien qui se créé le temps d’un soir, un échange, de l’émotion ». Pour la pimpante Mireille, une évidence : « J’aime la musique, et j’aime réunir les gens. Chez moi, il y a des gens qui viennent de Lyon, de Rennes, de Marseille et même d'Ajaccio ».

Le principe ? Des jardins privés s’ouvrent à des musiciens pour max 80 spectateurs (les voisins à leur fenêtre ne comptent pas). 1 mètre entre chaque chaise, un terrain dégagé de minimum 250 m2, et dans l’assistance, amis et voisins de l’hôte, qui met la main à la pâte en distribuant les flyers dans les boîtes aux lettres du quartier. Des concerts sur réservation (mais accessibles à tous) et une adresse communiquée après l’achat du billet, pour préserver le côté confidentiel, même si les organisateurs reconnaissent que la communication est essentielle « Pour 80 personnes dans un jardin, il faut en inviter 400 ».

Côté programmation 50 % des concerts sont assurés par les membres du collectif et 50 % par des artistes du Pays de Lorient, avec des créations prenant en compte la configuration : « On a créé certains duos spécifiquement, ça permet de repenser notre métier, de casser les codes, de tester des choses différentes ». Pas moins de 27 jardins ont été proposés cette année, preuve de l'engouement, avec des musiciens comme Ronan Pinc, Fabienne Marsaudon, Nicolas Kervazo, Eric Nedelec ou Jérémy Simon...
> Premier rdv dimanche 11 juillet à Lorient avec Laurine Bassignani Trio
galion

Reprise des concerts au Galion

Je crois que je vous ai déjà raconté cette anecdote et ce n'est pas moi qui la raconte le mieux, mais quand même. Quand Sorties de secours existait en papier, c'était Gaëlle, chez nous, qui s'occupait de vérifier les infos de l'agenda, et pour être sûre qu'on aurait bien celles du Galion (parce que c'est quand même le seul bar rock - et vraiment rock - de Lorient) elle descendait l'avenue de la Perrière à pied avec son portable sous le bras, puis elle s'installait au comptoir et elle enregistrait directement les concerts dans l'agenda, sous la dictée de Jean-Ba. Et quand elle revenait, elle me racontait et c'était toujours très drôle, leurs dialogues.
- On met quoi, pour eux ?
- Hmmmm... "Stoner Rock"
- Ok. Un N ou deux ?
- Attends, non, mets plutôt "Post Rock Shoegaze"
- Ok... Tu me l'épèles ?
chateau lafeet
On vous republie notre chronique du dernier album de Château Lafeet, parue dans le mag du 13 mai, parce qu'ils seront en concert vendredi 9 juillet aux Arcs, à Quéven.
"On vous encourage vivement à écouter (et à acheter - 10 €) le nouvel album des lorientais de Château Lafeet, parce que c'est vachement bien. D'abord parce que c'est bien de soutenir la création locale, et surtout parce qu'il va vous donner une furieuse envie de danser (disponible à Corner Records à Lorient). Un album qui nous a emballées, et en ce moment c'est précieux... Electro, airs des Balkans, jazz, jazz manouche, guitare, accordéon, machines se mélangent sur un tempo chaloupé, dansant, entre le dance floor et la guinguette, dit comme ça, ça fait fourre-tout mais pas du tout : c'est net, cohérent, très personnel. Et ça donne furieusement envie de danser sous des guirlandes colorées avec un mini short à paillettes et des fleurs dans les cheveux, un soir d'été tiède..."
3 EXPOS
substrates

Substrates

On leur avait consacré un numéro spécial cet hiver, une expo virtuelle de leurs participants, parce qu'on adore ce marché de l'image imprimée. Une édition "en vrai" aura lieu ce week-end, l'occasion de craquer sur des images et repartir couvrir ses murs avec...
> Samedi 10 et dimanche 11 juillet à Quai 9, Lanester
Jacques le brusq

Jacques Le Brusq

On avait découvert cet artiste exceptionnel au Musée de la Cohue, à Vannes, il expose cette fois dans une galerie. On vous propose de relire l'article qu'on lui avait consacré.
> Du 22 juin à la mi-août
triskel

Photographes breton.ne.s avec le FRAC Bretagne

Éric Tabuchi et Nelly Monnier ont créé L’Atlas des Régions Naturelles : 50 prises de vues dans 500 régions naturelles de France, 25000 photographies.
Muriel Bordier s’amuse, au Mont Saint-Michel, avec une vue panoramique, colorisée, et une multitude de caravanes, voitures et camping-cars au premier plan, pointant le dualisme entre spiritualité et tourisme de masse.
Michel Thersiquel, accompagné des photographes Guy Hersant et Alain le Nouail, forme le groupe Sellit, dont les thèmes de prédilection sont la Bretagne, la marée noire, le fleuve du Blavet et les îles bretonnes.
Isabelle Arthuis a invité des habitants à participer à la réalisation d’un tableau photographique, en écho à une tradition picturale, la représentation de bacchanales, banquets et autres fêtes villageoises à travers gestes et postures empruntés à des tableaux célèbres.
Virginie Barré : dans ce film composé comme un puzzle, l’artiste orchestre formes géométriques et personnages, formant des saynètes décalées, qui s’enchaînent jusqu’à redessiner les contours d’une spectaculaire plage bretonne.
Daniel Challe. Entre 2016 et 2018, il a exploré avec une chambre photographique la Base de sous-marins et le Port de pêche de Keroman à Lorient, figurant le monde du travail maritime, oscillant entre les traces du passé, le présent et ses mutations.
Anita Gauran. En ornant, travestissant les objets comme ici avec des objets de culte bretons, elle crée des associations anachroniques tant techniques que culturelles.
Raymond Hains. Souvenirs d’enfance, d’amitiés, de figures historiques, politiques, littéraires, à Saint Brieuc et jusqu’à Dinard, une mémoire de l’artiste, de la ville et du public. Un artiste friand des combinaisons de mots et d’images d’enseignes, telle que « Coca Cola Triskel » qui est aussi le titre de cette exposition.
Malick Sidibé. Invité par l’association GwinZegal à venir « tenir studio » dans la communauté de communes de Lanvollon-Plouha, dans les Côtes-d’Armor, il a réalisé au cours de son séjour en 2006 plus de trois cents portraits.
Yves Trémorin. Il revisite par séries successives, les genres classiques de la photographie : portraits de famille ou d’amis, paysages, natures mortes, en noir et blanc ou en couleur, révélant la part symbolique des objets, en l’occurrence ici la Bretagne.
ON SAUTE DANS LA twingo
cows
Photo ©Stephen Wright
On adore ce projet du collectif belge (et oui, toujours les meilleurs) Captain Boomer, Pasture with cows, un tableau vivant entre fiction et réalité, écologie, absurdité et poésie. Un des rendez-vous très attendus du festival des Tombées de la Nuit. Un tableau de peinture qui devient réalité, en forme de cadre à moulures dorées (regardez l’extrait, c’est bluffant) dans un pré recréé du Carré Duguesclin au Parc du Thabor, des vaches broutent, des comédiens peignent les animaux, une vraie scène pastorale à la Poussin, en volume. Assis sur le cadre qui forme comme un banc, le spectateur entre littéralement dans le tableau...
> Du 9 au 11 juillet au Parc du Thabor, Rennes
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Une jolie découverte

Le groupe brestois Fleuves réinvente les musiques traditionnelles de Bretagne en les hybridant avec les esthétiques de l’électro ou du jazz. Un EP digital, Odyssea, est sorti le 4 juin dernier chez L’Appentis Producteur, dans lequel on trouve un texte du poète groisillon Jean-Pierre Calloc’h « Me’zo Ganet E Kreiz Ar Mor » (« Je suis né au milieu de la mer »), mis en image dans un très beau clip tourné dans le port de commerce de Brest avec la danseuse Suzie Babin (Moral Soul), que l'on aime beaucoup.

> Fleuves sera le 9 août au Festival Interceltique de Lorient.
Gary-Baker
Malgré son titre très Almanach Vermot (on imagine bien le brainstorming pour le trouver) ce temps fort de quatre jours organisé par le chouette collectif Demain en main programme des intervenants plutôt bons. Copeaux comme Cochons, c'est un "gros week-end de sculpture sur bois vert et artisanat. Ouvert aux débutants comme aux professionnels, c’est avant tout un moment de convivialité et de partage au cœur d’un écovillage tourné vers son environnement naturel et local. Des formateurs reconnus dans leur domaine dispenseront des ateliers dédiés à la confection d’objets divers à l’aide d’outils manuels. Tour à perche, banc à planer, sculpture, filage de laine, sont au programme."
> Du 15 au 18 juillet, à Locoal-Mendon
semaine
vets

On y était

"Je m'en vets". Une galerie de portraits vidéo autour du vêtement et de l'image de soi, réalisée Cécile Borne, plasticienne chorégraphe, et Thierry Salvert, vidéaste. Lent, chorégraphié comme un spectacle de danse, des images fortes et essentielles de visages nus et offerts à la caméra. (C'était à la Galerie du Faouëdic, à Lorient)