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N° 209#4 - SEMAINE DU 30 JUILLET AU 5 AOÛT 2020

Dans ce numéro, on parle de quoi ?

  • Ty Roll, la tyrolienne de la Cité de la voile, à Lorient
  • Les expos de la semaine
  • Les sorties de la semaine
  • Le dessin de la semaine, de Dominique Richard

Ty Roll. Une tyrolienne à Lorient

Un reportage écrit par Sorties de secours pour la Cité de la voile Eric Tabarly

Une nouvelle forme de collaboration, des reportages écrits pour nos partenaires, identifiés en toute transparence, pour ce qu'ils sont : des articles de commande, certes, mais écrits avec notre expertise et notre patte. Aussi documentés que les autres.
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Parvis de la Cité de la voile, une fin d’après-midi de juillet plutôt chaude, où le soleil s’écrase en nappe blanche et fait flasher les verts et les bleus de la rade. On traverse le cagnard en plissant les yeux, le regard fixé sur ce trait en diagonale qui strie le ciel, un câble de 350 mètres de long sur lequel des silhouettes glissent à intervalles réguliers.

Dans quelques minutes, on sera là-haut, au sommet de cette tour des vents qui a trouvé son usage, base de lancement d’une tyrolienne baptisé « Ty Roll ». On arrive avec le quart d’heure d’avance requis, des hôtesses en tee-shirt orange prennent le groupe en charge, vérifiant que les cheveux longs sont attachés en chignon, les pieds protégés par des baskets, et les téléphones rangés dans les sacs, eux-mêmes dans un casier. On visionne un petit film rappelant les consignes, et direction le tarmac, où les douze baudriers n’attendent plus que nos jambes pour s’y glisser, et les sangles d’être serrées. Chacun se voit remettre un descendeur et le groupe suit docilement la queue de cheval blonde qui danse dans le dos de l’accompagnatrice, dont le regard va de l’un à l’autre pour vérifier que tout va bien.

38 mètres d’escaliers métalliques nous séparent du top départ, « l’équivalent d’un immeuble de douze étages », commentent mes co-équipiers. Le groupe est hétérogène : des enfants de tous les âges, mais le profil plutôt familial, et la parité parfaite : visiblement, les sensations fortes attirent autant les femmes que les hommes. Parmi elles, Margreet, néerlandaise d’une quarantaine d’années, voit son tour arriver avec un peu d’inquiétude malgré le panorama cinq étoiles qui s’offre à nous une fois le sommet atteint, lorsque le souffle est retrouvé : toute la base s’étend sur 360° mais aussi plus loin Port-Louis, Larmor-Plage, Groix, et de l’autre côté Lorient et la rivière du Ter.

Je rassure Margreet en anglais, en lui disant qu’une petite fille de 7 ou 8 ans vient de descendre sans crainte et elle rajoute « and a 90 years woman also ! ». Personne n’a le vertige, la plate-forme bien protégée donne une impression de sécurité, et on a le temps de voir comment ça va se passer : attacher les trois sécurités, monter sur le marchepied de départ, s’asseoir dans son baudrier, attendre que la porte s’ouvre, que les sécurités soient retirées, et hop, ça part tout seul, pas le temps d’avoir peur – Margreet a quand même poussé un grand cri en décollant - c’est parti pour une pure glisse dans le ciel, dans le bleu, dans le vert, l’impression de plonger dans l’eau sans se mouiller. La position du corps définit la vitesse de descente, et on se surprend à avoir envie d’aller plus vite, sauf à l’arrivée, où on se demande comment on va bien pouvoir ne pas se fracasser sur le pylône. On vous laisse la surprise ?

Isabelle Nivet

les expos de la semaine

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béatrice ducrest
croqueuse de plage
On ne vous en avait pas parlé depuis longtemps, de cette peintre larmorienne qu'on aime beaucoup, pour sa vision joyeuse et contemplative des scènes de plage. Pourtant chaque année, ici ou là, elle expose ses petits et grands formats, qui nous rappellent le plaisir de buller face à la mer, et surtout celui - si vous êtes comme nous - de regarder les familles environnantes, en tentant d'imaginer qui est le père de quel enfant, si ce petit blondinet est le frère de cette petite blondinette ou son cousin, écouter en douce leurs conversations et deviner ce qu'ils vont faire ce soir... Couleurs vives, patte assurée, art de poser une silhouette, des petites fenêtres de soleil...

> A la Galerie Kerbrest, Guidel plages, tous les jours de juillet et août de 15h à 19h
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et on en profite pour rebondir sur...
cathy doutreligne
Pour vous offrir une autre vision des plages - c'est le moment - on vous fait découvrir Cathy Doutreligne, dont est des grandes fans, qui, elle, zoome beaucoup moins,et nous donne des visions tremblées d'une plage vue de loin, silhouettes nimbées de rides de chaleur montant du sable. Vous pouvez peut voir ses oeuvres toute l'année dans une galerie du Havre, si vos pas vous emmènent en Normandie ?
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nono
si si
Pour nous, Nono rime rarement avec "si si" - soyons honnêtes, son trait très rond et ses gros pifs ne nous font pas battre le coeur - mais, dans cette affiche on sent autre chose, un dessinateur curieux et attentif aux autres, et on fera un saut à la Galerie les Bigotes pour vérifier ce que nous souffle notre intuition...
> Galerie Les Bigotes, 5 rue de la Bienfaisance, Vannes, jusqu'au 5 septembre
Sorties de secours - Clohars 20202
agenda

Les sorties de la semaine

Jeremy Simon et Morgane Le Goff
micro théâtro hors-série
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On a découvert les délices de Lorient l'été, avec ses terrasses agrandies post-covid, et une autre façon de vivre le spectacle vivant, dans des petites formes presqu'improvisées, pour quelques poignées de spectateurs, au détour d'une rue du centre, ou dans des lieux de patrimoine... Parmi les propositions faites par la ville, l'adaptation estivale et en extérieur du Micro Théâtro, organisé par un collectif d'artistes du coin (Fred Bargy, Catherine Pouplain, la Compagnie Eskemm...) qui jusque là programmait des spectacles en cours de création de maximum 15 minutes. Ici, dans ces "Hors séries", d'une durée allant de 20 à 35 minutes, les formes sont finalisées et ont même parfois été déjà montrées, et c'est à l'Hôtel Gabriel (notre photo, Morgane Le Goff et Jérémy Simon, Micro théâtro #14) qu'ont lieu ces spectacles, dans un cadre de jardin de province hautement charmeur : allée de tilleuls, parterres fleuris, chemins de gravillons et soleil rasant de fin d'après-midi. Le principe de Micro théâtro ne perd ainsi rien de son intérêt : aller d'une compagnie à l'autre, d'un univers à l'autre, rencontrer les artistes, échanger sur leurs doutes ou leurs questionnements...

Nous, on y sera, pour ce dernier numéro, afin de découvrir une toute nouvelle compagnie de danse et ses coups de pieds frondeurs, qui réinvente les codes trad de manière contemporaine, deux jeunes danseuses en Doc Martens qui ne semblent pas avoir peur de grand chose : ça s'appelle "Tsef Zon(e)" et c'est la compagnie C'Hoari. On vous conseille de continuer avec "Souvent la poésie m'emmerde" de la Jo Coop Cie, de la poésie pas cucul, et du rock un poil planant, un spectacle dont on ne se lasse pas. La suite, ce sera le caustique Achille Grimaud, qui confrontera ses contes pas gnangnan avec la musique de Michel Gobelay dans "A peu de choses près", puis une mise en scène de la comédienne Anaïs Cloarec - qui fait partie de la bande brestoise de Dérézo - "Avant", et c'est du théâtre.


> Vendredi 31 juillet, en plein air, Jardins de l'Hôtel Gabriel, Lorient.
> Résa obligatoire à microtheatro56.resa@gmail.com
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panique au plateau
un escape game à la base
"Le concert d’un artiste international mythique est sur le point de débuter... En tant que membre de l’équipe d’Hydrophone, vous arrivez une heure avant l’ouverture des portes, afin de vous assurer que tout est en place. A votre arrivée, c’est la panique : rien n’est prêt, le concert est complet depuis des mois, les autres membres de l’équipe ont disparu". Un escape game à résoudre dans la salle de musiques actuelles de Lorient, ancien blockhaus de la base de sous-marins, organisé par la très chouette équipe d'Orient Escape, qui sait y faire pour créer des climats...
> Du 17 au 28 août, Hydrophone, Lorient

le dessin de la semaine

Puisqu'on est très lorientaise cette semaine, on a choisi un coin du nouveau quartier du Péristyle, à Lorient, dans les carnets de dessin de Dominique Richard.
Dominique Richard, chantier du Péristyle

"Chantier du Péristyle à Lorient. On plante de l'exotisme devant la maison de l'imprimeur."