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N° 211#1 - SEMAINE DU 3 AU 9 SEPTEMBRE 2020

Quai 9
Dans le programme de la nouvelle saison de Quai 9, de beaux moments : le retour d’Hervé Koubi et sa dernière création Odyssey ; Robin Renucci et sa compagnie Les Tréteaux de France, un temps fort de quatre pièces : Bérénice, Britannicus, L’Enfance à l’œuvre et Ping Pong ; le Cirque Eloize avec le spectacle Hôtel vu par 3,5 millions de spectateurs ; mais aussi Alexis Michalik pour Le Cercle des Illusionnistes, ou la Compagnie Gallotta avec L’Homme à Tête de Chou

Un coup de projecteur ?
Le chef d’œuvre d'Akram Khan, Outwitting The Devil, donné dans la Cour d’honneur du Palais des Papes en Avignon en 2019 : le chorégraphe s’inspire de l’épopée de Gilgamesh pour créer une fable sombre sur l’urgence écologique.

Report des spectacles annulés la saison dernière
Si Camille n’était pas morte…, Pss Pss, Winterreise, Mon Œil, Le Carnaval des Animaux.

> Ouverture de la billetterie mi-septembre

Dans ce numéro, on parle de quoi ?

  • Les compagnons de la peur. La Bande à Grimaud ressort les micros
  • Derniers jours de l'expo Dufy à Quimper
  • La rentrée de KuB dans SdS, avec un film de Bruno Collet
  • Le retour de la chronique Rock & Painting de Catherine Pouplain
  • Un nouvel épisode de Hey Louise

On fait quoi ce week-end ?

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Les Compagnons de la peur
Brrr & Bouh

On a largement relayé, dans la version papier de Sorties de secours, les aventures des Compagnons de la peur, et pour ceux qui ont archivé les vieux SDS, c’était dans le numéro 171 de mars 2017. Pour les autres, William Stake et Jo Wilson sont deux personnages à la Agatha Christie qui mènent des enquêtes loufdingues dans les bourgades où ils vivent : Pont-Scorff il y a trois ans, Hennebont aujourd’hui. Ces histoires sont écrites par la Bande à Grimaud, et enregistrées sous forme de fiction radiophonique, avec les habitants du coin, ce qui produit des résultats assez rigolos.

Pour info, l’enregistrement - en public - des prochains épisodes se fera à Inzinzac-Lochrist, au Théâtre du Blavet, le 26 septembre, et c'est vraiment très marrant à suivre de l'extérieur.

Mais pour l’heure, on vous propose de passer une soirée à Hennebont, dans le quartier Kerihouais, avec un concert funky de Soul Beton, les histoires de la Bande à Grimaud, du cinéma avec « Où sont les filles ? En mer », programmé par J’ai vu un documentaire, des ateliers slack line avec Cordée Cordage, et de la poésie…

> Samedi 5 septembre de 17h30 à 22h. Attention jauge limitée à 100 personnes et réservation obligatoire (billetterie@trio-s.fr ou 02 97 85 31 00)
courtet

> Retrouvez notre reportage co-réalisé avec KuB sur Eric Courtet ICI

Ce qu'en ont dit les visiteurs lors du démarrage de l'exposition, avant le confinement :
« Moment intense que cette plongée dans l’intime… Eclairée par l’histoire de chacune de ces rencontres racontée par celui qui appuie sur le déclencheur.
Merci, merci infiniment ! Nourrie en profondeur, touchée en plein cœur ».
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Et le mystère des mails perdus, alors ?

La semaine dernière, on vous confiait notre désarroi : certains lecteurs (dont Géraldine Berry, qui chronique "Géraldine en transition") ne recevaient plus le mag. On était sur la piste des caractères accentués, dans l'objet. Bingo ! Celui de la semaine dernière, rédigé sans accentuation, s'est glissé comme un pro du créneau dans la boîte de Géraldine, ravie de retrouver au petit-déjeuner son magazine préféré.

Expo. Dufy à Quimper, derniers jours

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L’exposition Dufy au Musée des Beaux-arts de Quimper s’achève le 7 septembre. Nous, on y était allées pendant l’été, une après-midi de pluie, normal, quand il pleut et qu’on a des copines en vacances, on va à Quimper. Du coup, elles s’imaginent qu’il y pleut tout le temps, c’est pas malin.

Alors l’expo Dufy, elle est vraiment jolie. Dans les choix faits par le commissariat, oui, c’est la joliesse qui prédomine, l’esthétique, la couleur, on se croirait à la sortie d’un mariage quand fusent les pétales de rose sur les mariés en train de s’embrasser. Un choix loin d’être stupide, puisque Dufy a été l’un des premiers à refuser de se laisser enfermer dans la posture de l’artiste sacralisé, du peintre avec un grand P. Même s'il l'était, un grand P.

« Ne croyez pas que, si les peintres peignent si souvent des fenêtres, c’est par souci de l’encadrement. Non, c’est parce que peindre et ouvrir une fenêtre, c’est pareil »


Peintre, oui, mais aussi dessinateur, créateur de tissus, illustrateur, fresquiste, céramiste, Dufy a repoussé les cases, prouvant que les arts décoratifs n'étaient pas moins nobles que l’art académique. Le parcours se fait donc de ses toiles – dont on se régale : cette langueur, ce trait si simple, si lâché, si spontané, et ces couleurs, sensuelles et fraîches – à ses cartons de motifs floraux – ah, ses roses, ses roses ! – pour les grands couturiers de son époque - Paul Poiret, surtout – en passant par des extraits de sa mythique fresque « La fée Electricité » réalisée pour l’Exposition internationale de 1937 dans le Palais de la Lumière et de l’Electricité conçu par Mallet-Stevens (émoji cœur). De nombreuses robes à motifs ponctuent le parcours, mais, la preuve que c’est une fois de plus le dessin qui est le roi du monde, elles ne sont rien à côté des cartons de motifs qui les entourent, où, sous la contrainte de la répétition, l’artiste a su adapter son trait pour en faire une nouvelle écriture. Un voyage passionnant dans le processus de création, dont on ressort avec une bonne mine et les joues roses.
AUTOMNE

des images qui bougent

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Collet serré

On reprend la route en compagnie de nos potes de KuB (Kultur Bretagne), média en ligne régional, dans lequel on va, selon les semaines, piocher pour le plaisir, illustrer certains de nos sujets mais aussi en créer de concert.

Pour ce numéro de rentrée, on a laissé faire le hasard, qui nous a emmené sur la page consacrée à Bruno Collet, réalisateur d’animation rennais qu’on aime beaucoup. On vous propose de regarder deux de nos films préférés avant d’explorer son dossier par vous-mêmes.

Le petit dragon (2009 - 8')

Un film irrésistible, sur lequel on ne peut s’empêcher de japper de rire, et de bonheur, tellement les idées sont drôles, la réalisation fine, la double lecture jouissive, les trouvailles intelligentes. Le point de départ ? La sortie de blister d’une figurine de Bruce Lee en plastique jaune, trente ans après la grande époque. Sauf que le plastique a souffert du temps et se barre en miettes. Ni Kill Bill ni Toy Story, comme toujours chez Collet il y a de la nostalgie et de la tendresse pour le temps qui passe et sa trace. Un grand moment.

Le dos au mur (2001 - 7')

Mais que c'est tendre et inventif... Une vie d’ « arrêt Bergère » - ces figures de métal qui retenaient les volets ouverts - qui défile à l'écran, vieillissant avec sa façade. Un merveilleux film mélancolique et très poétique, dont il faut regarder aussi le making-off, puisque son décor a été construit – c’est complètement délirant - à l’échelle 1, et filmé en stop-motion (image par image) au fur à mesure de l'usure du temps, ce qui ajoute une dimension bluffante au visionnage de ce film.
kub

le retour de Rock & Painting, la chronique de Catherine Pouplain

Alice Neel - Olivia with the rubber plant - 1977
"Aujourd’hui, je vous parle d’Alice Neel, une femme peintre américaine qui m’a d’abord impressionnée par sa série de portraits au cœur de son travail et de son œuvre mais aussi par le parcours courageux et incorruptible qu’elle s’est tracé à bout de bras à travers le XXe siècle."

Pour savoir avec quel titre d'Alex, son complice musical, Catherine a fait résonner cette toile, lire la suite ici...

un nouvel épisode de Hey Louise

On vous l'a dit, l'idée, du nouveau Sorties de secours Numérik, c'est d'accueillir des auteur•es n'ayant pas forcément publié, et les accompagner dans leur démarche de création. Avec Manon Liduena et Marguerite Lecointre, on discute beaucoup, pour faire avancer ensemble leur projet Hey Louise, et comme notre marotte, c'est le sens et l'écriture, on les incite à être les plus personnelles possible, mais aussi à trouver leur propre poésie. On est vachement contentes de ce 4e épisode, parce que ce petit inventaire fantasque de leur-rade-à-elles, il nous plait bien...
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