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N° 211#4 - SEMAINE DU 24 AU 30 SEPTEMBRE 2020

Sept20
Aux Arcs, l’humour c’est comme la valse... Il se pratique en trois temps.

Avec Vérino le 25 septembre, découvrez un véritable tchatcheur à qui rien n’échappe. Car cet homme-là saisit tout, malaxe tout et le décortique avec ce regard qui lui est si propre. Il l’avoue lui-même, son plus grand plaisir est de vous faire rire au moment où vous vous y attendez le moins.

Le 25 novembre le créateur de « Bref » Kyan Khojandi, souhaite vous parler d’une des meilleures soirées de sa vie. Le petit problème est que ce bonhomme a une fâcheuse tendance à digresser un peu et même un peu beaucoup. Pendant une heure, il offre un bijou de stand-up inracontable qu’il faut découvrir.

Et enfin le 10 décembre Elie Semoun convoque ses monstres, avec lesquels il vous fera découvrir Wagner, mais aussi La danse des canards, un Tinder spécialement conçu pour les racistes ou vous expliquer comment reconquérir sa femme après quinze ans d’infidélité. A sa manière il tentera de répondre à cette éternelle question, peut-on rire de tout ?
Infos annonceur

Dans ce numéro, on parle de quoi ?

  • Quelques petites choses. Une expo à La Boulange, Guidel
  • Les émancipéés, festival de mots et musique aux Scènes du Golfe, à Vannes
  • Rad'art, les ateliers s'ouvrent du côté de Port-Louis, Locmiquélic et Riantec
  • Elly Oldman, expose son Dessin sans fin à Auray
  • Sad Paradise, de René Tanguy. L'expo des Capucins, à Brest, se découvre sur KuB
  • Rouge. Où comment les jambes des femmes et Truffaut nous ont inspiré un livre
  • Nouveau. Le carnet de voyage curieux du dessinateur Gérard Darris
  • Et enfin, en septembre, Géraldine, en transition, est carrément en vrac

On fait quoi ce week-end ?

la-boulange
quelques petites choses
expo à La Boulange
On aime bien cet endroit, perdu en pleine pampa guidéloise, au croisement de deux routes, dans ce grand atelier très haut de plafond, où on passerait volontiers son après-midi avec une tasse de maté et un bouquin d'art avant d'aller regarder la mer quelques kilomètres plus loin. Dans cette ancienne boulangerie, Philippe Leconte a fait son nid d'artiste, et invite régulièrement ceux avec lesquels il se sent en affinité. Cette fois, il s'entoure de Michel Thamin, Monique Morellec, Loïc Corouge, Mario Brionne, Georges Le Fur, Sylvain Le Corre, Marc Le Gurun, Didier Le Hen et Chantal Gouesbet.
> A Guidel, toutes les fins de semaine, jusqu'au 18 octobre
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À l’issue de deux ans de résidence artistique et culturelle à Lorient, le projet « L’Echo d’Eole », imaginé par Benoît Sicat, artiste plasticien, s’est traduit par une double création : une installation musicale pérenne sous la forme d’un tipi musical éolien de plus de six mètres de hauteur, et « un spectacle-paysage » dédié au vent, qui se tiendra, en avant-première, le 30 septembre prochain. Des instruments, à cordes, à percussions ou à vent, sont joués aléatoirement par le souffle du vent, créant une musique à la fois poétique et naturelle, qui délivre ses notes aléatoires au gré du vent.
les emancipees
festival les émancipéés
les scènes du golfe s'amourachent des mots
Une grande semaine est consacrée à ce festival que nous aimons tout particulièrement (cette édition est celle prévue en mai dernier, quasiment inchangée), avide de faire se rencontrer des auteur·e·s et des musicien·ne·s. Les émancipéés, oui, avec deux é, une coquetterie grammaticale... Ce festival déluré se donne le droit de ne pas faire les choses comme les autres, en ouvrant ses scènes à des créations qu'il initie, et le résultat est souvent canon. Souvent de petites formes, pour peu de spectateurs, ces spectacles qui mélangent musique et littérature s'autorisent aussi le risque de l'alchimie qui se fait ou pas, le risque du fameux "moment unique" qui produit la magie ou pas.

Au programme, des créations pour le festival : Amira Casar lit « Comment supporter sa liberté », de Chantal Thomas, et Da Silva fait sa mise en musique. Philippe Besson lit son livre « Un certain Paul Darrigrand » tandis qu' Edouard Ferlet joue du piano. Emmanuel Noblet met Benjamin Guillard en scène dans l’hilarant « Le discours », de fabcaro. Julie Depardieu et Mathieu Baillot mettent en voix, en notes et en vidéo le livre poignant d’Edna O’Brien « Girl ». L (Raphaële Lannadère) présente son nouvel album « Paysages ». Alex Beaupain, François Mary (François & the Atlas Mountains), Superpoze et Antoine Bienvenu proposent une causerie musicale et littéraire, emmenée par le journaliste de France Inter, Didier Varrod. Et la compagnie Catharsis fait une lecture de « Avenida Vladimir Lénine », de Constance Latourte. Côté concerts, de jolies choses également : Olivia Ruiz, Jeanne Cherhal, Cali, Vincent Delerm, Anne Sylvestre, La grande Sophie, Bastien Lallemant. Et aussi... Des lectures/théâtres : « Noire », de Tania de Montaigne, et « Aimer », Christine Angot et Léonore Chastagner . Une rencontre avec Ersi Sotiropoulos, une carte blanche BD à Pierre Lungheretti, des films inédits d’Arte : « Pornotropic - Marguerite Duras et l’illusion coloniale », et « Dorian Gray, un portrait d’Oscar Wilde ».

> Du 28 septembre au 5 octobre à Vannes
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rad'art
une balade au fil des ateliers
Il y a quinze jours, Lorient ouvrait les portes de ses ateliers d'artistes, cette fin de semaine, c'est au tour de l'outre rade d'en faire autant. Sans prendre parti sur la qualité des artistes, on a une petite préférence pour ce Rad'art, parce qu'il y a vraiment des ateliers irrésistibles de charme, et qu'on adore déambuler dans les petites rues de Lomiquélic, se perdre dans celles de Riantec, ou profiter du passage à Port-Louis pour boire un chocolat à La dame blanche... Le programme est dense, beaucoup d'ateliers ouvrent leur portes, l'ambiance y est toujours hyper sympa, et les techniques très diversifiées, il faut bien ces deux jours pour tout voir.
> Samedi 26 et dimanche 27 septembre
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elly oldman
elly oldman
le dessin sans fin
Pour tout savoir sur Elly Oldman, on vous invite à aller voir la page que le site "Destination Rennes" lui consacre, mais pas avant d'avoir découvert son compte Instagram, "The infinite drawing" (à regarder impérativement sur son téléphone) où se déploie son "dessin sans fin", constitué de posts en mosaïque. Un compte qu'on fait défiler après avoir scrollé jusqu'à son début, et qu'on remonte tout doucement, à la découverte d'un univers où les personnages et les situations s'imbriquent les uns aux autres, dans un joli trait souple, où chaque millimètre est recouvert de motifs graphiques, dans lequel on est tout·e content·e de se perdre.
> Imprimée sur papier, cette fresque - aux préoccupations écologiques - est exposée jusqu'au 27 septembre dans le hall d'Athéna, à Auray.
AUTOMNE
des images qui bougent
sad paradise Rene Tanguy
Nos potes de KuB consacrent un sujet à une expo du photographe René Tanguy, qu'on aimerait bien aller voir à Brest, aux Capucins, "Sad Paradise". Ils en disent ça, allez voir sur leur site ici, il y a des images qui bougent (un peu) et plus d'infos. "Quand le photographe René Tanguy rencontre un poète breton, Youenn Gwernig, en 2006, un troisième larron s'impose d'emblée : Jack Kerouac, le romancier du mythique Sur la route. Le héros de la Beat generation vivait dans l'obsession de ses ancêtres bretons, partis de Huelgoat pour le Québec au début du 18e. Gwernig et Kerouac vont vivre une amitié de trois ans, aux États-Unis, puis par correspondance. Elle devait se poursuivre en Armorique mais le sort en a décidé autrement. Quand René Tanguy tombe sur cette histoire, elle résonne aussitôt en lui."
truffaut et nous
ROUGE NIVET POUPLAIN
On a décidé de consacrer une grande partie de ce numéro aux jambes des femmes et à Truffaut.

Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui sort un livre coécrit par Catherine Pouplain, notre chroniqueuse de "Rock & painting", et Isabelle Nivet - moi même, donc.

Rouge est le fruit de longs échanges de dessins et de textes qui nous ont emmenées dans une exploration de la rencontre amoureuse et des battements de coeur, à dessiner et à parler de chaussures - l'une de nos passions - du rouge et de Truffaut, qu'on adore. Ce livre sera présenté et vendu lors de Rad'art, (voir + haut), ce week-end à l'atelier Pouplain, à Locmiquélic.

> Le livre est également en vente par correspondance, il suffit de nous envoyer un mail avec vos coordonnées et nous l'enverrons par la poste.

Autour de Truffaut, et des jambes, on vous propose toute une série de jolies choses à regarder
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L'extrait mythique du film "L'homme qui aimait les femmes", où la voix de Charles Denner déclame calmement son amour des femmes et des jambes des femmes.

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François Truffaut. Une BD de Noël Simsolo et Marek. On a aimé ce livre dessiné sur le cinéma et les amours de Truffaut, de son enfance à son dernier film.
TRUFFAUT
Un doc sonore à écouter dans son canap ou à podcaster pour les trajets en voiture, c'est chez France Culture, on peut y aller les yeux fermés (sauf si c'est vous qui conduisez)

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Un super joli film, lent, poétique, doux, tendre et ensoleillé, de Yann Sinic, sur les souvenirs et les lieux de tournage de "L'Homme qui aimait les femmes", à Montpellier.

Julie pillet
Le site de Julie Pillet, créatrice de chaussures nantaise, qui s'amuse avec les pois, les rayures, à fabriquer des souliers mutins et mignons.
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Le teaser de ce magnifique documentaire d'Arte consacré aux pieds, partie de la série "Let's dance". Aussi passionnant qu'esthétique.
le carnet de voyages de Gérard darris
Cette semaine, on a fait des images avec nos potes de KuB du côté de Keroman, à Lorient, sur le dessinateur Gérard Darris, et après le tournage, les garçons sont allés manger un bout avenue de la Perrière. Et comme on aime bien les dessins de Darris, on lui a proposé de partager ici les images de ses petites découvertes, dans l'esprit de ce dont on aime vous parler, des coins cachés, des nouveautés, des captures de l'instant. On le retrouvera désormais dans Sorties de secours au gré de ses rencontres.
Gerard Darris - Lorient - Restaurant le Poulpe - 21 09 2020
géraldine en transition
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Le (sur)poids des emballages. Texte et photos Géraldine Berry

Être écolo n’est pas forcément pour les fainéants (même si tout le monde est le bienvenu), on ne peut pas le nier. Parce que quand tu repenses à la caissière du supermarché qui emballait elle-même tes courses dans des sacs en plastique à la caisse - notamment les fruits et légumes que tu avais déjà mis dans un sachet plastique - tu te dis que c’était le bon vieux temps… Rien que d’y repenser, j’ai une petite suée : comment n’ai-je pas trouvé cela totalement aberrant à l’époque ?

Je les revois, les sacs en plastique qui s’accumulaient à la maison. « On ne va pas les jeter quand même » (on avait déjà une conscience écologique :-) !). La grande époque du fantastique plastique. J’ouvre l’album-souvenirs et je me revois aussi au début de mon apprentissage des courses en vrac. Finalement, je revois tous mes « ratés » courses écolo. Quand je suis allée il y a déjà bien longtemps faire mes courses à vélo, mais que dans le magasin, j’ai oublié comment j’étais venue. Ensuite j’ai dû essayer de faire rentrer le contenu de mon chariot dans deux pauvres sacoches. Résultat, je suis rentrée à la maison en vélo, je suis allée chercher ma voiture et je suis revenue récupérer mes courses sous l’oeil goguenard de la vendeuse. Être une femme écolo, ce n’est pas si facile, faire ses courses en vrac, non plus. Au début.

Passer au vrac, étape 1, trouver ses marques.
Il y a cette fois où tu as reposé discrètement ton sachet de pignons de pin, réalisant que tu venais d’en prendre pour 120 euros… Ou quand tu as emmené au magasin tous tes bocaux. La fausse bonne idée. Tu pensais gagner du temps post-courses à ne pas transvaser du sachet au bocal, rentrée à la maison. Par contre, tes courses pesaient une tonne, et comme t’habites au 4e étage… Il y a aussi cette fois où tu as rempli ton bocal de riz avant de faire la tare de ton bocal (du coup j’en fais quoi du riz le temps de peser à vide le bocal ?). Il y a cette autre fois où tu as glissé dans ton tote-bag préféré un pot de confiture rempli d’olives. Et de jus d’olive. Et que tu avais mal fermé le pot. Et puis cette autre fois où au moment de cuisiner ta semoule de kamut, tu as réalisé qu’en vrac, tu n’avais pas les instructions de cuisson. Mais ça c’était avant.

Passez au vrac, étape 2, l’impossible retour en arrière.
Il y a plein de bonnes raisons de faire ses courses en vrac, des bonnes raisons qui font qu’on ne regrette jamais d’avoir franchi le cap. Il y a aussi plein de petits conseils pour que ce soit facile.
La première raison, bien sûr, elle est écologique. Un emballage, c’est de l’énergie pour le produire et de l’énergie pour le recycler. Le développement du tri des déchets et du recyclage est évidemment ultra-positif mais peut-être que parfois, il nous fait dévier le regard. « Oh super, la poubelle est quasi-vide ! » Sauf que la poubelle d’emballages dits recyclables est énorme à côté. Quoi qu’on en pense, le plastique est là, bien là et d’ailleurs on finit par le manger .

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C'était mieux avant
Si vous vous êtes déjà convertis au vrac, faites le test, une fois. Retournez faire des courses comme avant. Voyez que pour huit biscuits, vous avez un support en plastique pour les contenir, un film en plastique pour les entourer et un emballage en carton encore autour. Pour le marketing. Car oui, les courses en vrac, c’est une autre façon de consommer, on achète un produit souvent brut, peu transformé et on le cuisine soi-même. Plus de jolies images ni de couleurs sur un emballage qui nous influence. C’est ne plus acheter une marque, mais un aliment. C’est un peu comme les courses de Mamie, et c’est chouette.


Je mange ce que je veux
En achetant en vrac, on a aussi une autre vision de la quantité que l’on mange. Est-ce que je mange cette quantité de pâtes parce qu’elle correspond à mon besoin réel ou parce qu’un industriel a décidé pour moi quelle est la norme ? Comment une portion peut-elle être individuelle sachant qu’aucun individu n’a le même appétit ?
Enfin, on peut aussi tout simplement tester facilement un nouvel aliment en en achetant juste un tout petit peu. C’est donc aussi moins de gaspillage alimentaire. Peut-être même que le petit effort du vrac (pesée…) nous fait respecter un peu plus l’aliment par rapport à ce paquet de farine qu’on jette un peu négligemment dans son caddie, au cas où. Ce ne serait pas faire ses courses en pleine conscience ça ?

Je fais ma part
Le vrac demande certes un peu d’organisation mais séduit nombre d’entre nous, la preuve toutes les grandes surfaces s’y mettent. Super ! Bien sûr, réjouissons-nous, chaque emballage non-utilisé est une petite victoire. Mais n’oublions pas que vrac ne garantit pas non plus la qualité des produits, tout estampillés bio qu’ils soient (à relire ici : ma chronique sur le bio). Restons donc vigilants sur la provenance de ce que nous consommons, vrac ou vrac.
Bien sûr, la pollution individuelle n’est pas celle qui pollue le plus. Mais c’est encore un de ces petits gestes qui nous donnent l’impression, à notre échelle, de faire, en quelque sorte, notre part. Et ça fait vraiment du bien d’être acteur face à notre impuissance générale.

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En pratique
Avoir chez soi un panier ou un grand sac qui contient tous ses sacs à vrac lavables, que ce soit prêt quand on doit partir, pour ne pas se dire « tant pis pour cette fois ».
Avoir des sacs de tailles différentes pour les fruits et les légumes et pour les graines ou céréales par exemple, pour ne pas acheter de trop grandes quantités. Parfois, les sacs se remplissent vite avec les distributeurs de vrac dits « à gravité »…

Avoir des contenants type boîtes en verre dans lesquels on peut mettre le fromage à la coupe (même si la Covid change un peu la donne en ce moment sur certains points), le poisson, la viande… Emmener aussi une boîte à œufs et deux-trois pots de confiture pour les olives, le sirop d’agave, le gros sel…

Voir si on ne trouve pas en vrac des alternatives à nos achats habituels : la variété de produits est de plus en plus grande : épices, produits d’entretien, miel, biscuits, croquettes pour chiens… On trouve de tout !

Vider le contenu de ses sacs dans des bocaux (très simples à trouver dans les brocantes et recycleries pour un prix souvent dérisoire), dans des pots de confitures et même dans des bouteilles en verre type jus de pomme : plus étroites, elles font des contenants parfaits pour les légumineuses, les riz, les semoules tout en prenant moins de place dans les placards.

Une bonne vieille bande Dymo est bien pratique pour étiqueter les bocaux (difficile parfois de reconnaître une farine T65 d’une farine de riz) : à la différence des étiquettes autocollantes, ça résiste à l’eau quand on lave le contenant à la main.

Quid des instructions de cuisson ? Elles sont souvent écrites sur le distributeur, on peut les noter sur notre liste de courses ou les prendre en photo et se faire un petit tableau à la maison scotché à l’intérieur d’un placard. Pour les pâtes, le riz, les lentilles… regarder, goûter et retrouver un peu notre instinct. Et puis sinon, il existe un outil merveilleux : internet.

Parce que la coopérative Biocoop Les 7 épis est une entreprise engagée et militante, elle qui finance cette chronique et nous permet d'offrir une rubrique orientée solutions, dans l'objectif de donner des clefs pour agir...

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