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N° 212#1 - SEMAINE DU 1ER AU 7 OCTOBRE 2020

places
Cette semaine, on recommence à sortir vraiment, un peu plus pour du théâtre et de la danse que pour des concerts. Pourquoi ? Parce qu'au théâtre, il est possible de laisser de la place entre les spectateurs, qui vont rester assis, alors que dans les salles de concert où l'on se tient debout, c'est encore un peu compliqué. D'autant plus qu'avec l'incertitude de l'avenir, de nombreux tourneurs et artistes ont du annuler leurs dates. Mais il y a des spectacles à voir, et les artistes ont hâte de retrouver un public dont ils ont longtemps été coupés. Alors pour vous inciter à retourner dans les salles, maintenant, en plus de vous emballer, on vous invite !

Pour gagner des places, faites votre choix dans cette liste, envoyez-nous un mail avec à : cestparla@sortiesdesecours.com et on tirera au sort les gagnants.



> Eternels idiots
Compagnie El Nucleo, au Théâtre du Blavet, Inzinzac-Lochrist
Samedi 3 octobre à 20h30
(Cirque tout public dès 8 ans)
Jouez avant vendredi 2 octobre à midi.

> La Jurassienne de réparation
Théâtre Group' à l'Archipel, Fouesnant
Vendredi 9 octobre à 20h30
(L'un de nos spectacles de théâtre de rue préféré - lire plus bas)
Jouez avant mercredi 7 octobre à midi.

> Bertrand Belin
l'Archipel, Fouesnant
Jeudi 15 octobre à 20h30
(Chanson rock élégante et brumeuse).
Jouez avant mardi 13 octobre à midi.

> Grise Cornac
Le Dôme, Saint-Avé
Vendredi 16 octobre à 19h.
Ce qu'en dit le Chabada, à Angers (Grise Cornac est un groupe angevin) : "Les mots de Grise jouent donc encore une fois les funambules sur les cordes frappées, tirées, caressées, tordues, pincées par Cornac, créant ainsi une pop débridée à l’énergie punk et à la sensibilité folk, entre Beirut, Brigitte Fontaine et Cabadzi."
Jouez avant mercredi 14 octobre à midi.
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Eternels idiots
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La Jurassienne de réparation
social
Bertrand Belin
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Grise Cornac

Dans ce numéro, on parle de quoi ?

  • L'Histoire de Melody Nelson. Le concept album de Gainsbourg en écoute intégrale
  • Les filles de Simone. Un théâtre qui fait réfléchir à l'égalité hommes/femmes
  • A la ligne, le roman de Joseph Ponthus mis en musique par Michel Cloup
  • Apparent(é)s : derniers jours de l'exposition photo d'Eric Courtet
  • La Jurassienne de réparation. L'énorme crush de la rédaction
  • Qu'est-ce que le théâtre ? Un spectacle à tester : bonne ou mauvaise surprise ?
  • Rock & Painting, la chronique à lire avec un casque sur les oreilles

On fait quoi cette semaine ?

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histoire de melody nelson
écouter un disque, un seul, jusqu'au bout
C'est une proposition dont on avait commencé à se faire l'écho avant que la vague covidienne ne viennent souffler d'un coup tous les spectacles du printemps comme un tsunami invisible. L'idée, après dix petites minutes de présentation de l'album, on se cale dans un fauteuil et on ne fait rien d'autre qu'écouter pendant vingt-sept minutes et cinquante-sept secondes. Quel luxe pour tous ceux qui ne parviennent pas à mener un podcast à son terme, ceux qui ratent toujours la fin des meilleures émissions de Radio Balises, et ceux qui sortent de la douche quand leur morceau préféré vient de passer. Se poser, se consacrer à. A quoi ? Carrément l'un des meilleurs (concept) albums de Gainsbourg, "Histoire de Melody Nelson". Musicalement, ample et romantique, textuellement une pure poésie où l'homme aux rimes est à son apogée.
> Médiathèque de Quéven, vendredi 2 octobre
odyssey
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les filles de simone
rencontre avec des meufs engagées
L'ADEC56, cette (grosse) association qui promeut le théâtre sous toutes ses formes, organise une journée de découverte de sa théâtrothèque, une bibliothèque de textes de théâtre. Au programme, des ateliers, des temps d'échanges et de lectures, notamment avec un collectif qu'on trouve plutôt chouette, "Les filles de Simone", qui conçoit des spectacles pas bêtes et engagés, destinés à faire réfléchir aux places et postures assignées aux femmes, et aux façons de mettre un peu plus d'égalité entre les hommes et les femmes.
> A Josselin, samedi 3 octobre
kebbah sanneh ponthus
joseph ponthus et michel cloup
à la ligne. en musique
Devons-nous l'avouer ? Nous n'avons jamais réussi à récupérer un exemplaire de "A la ligne", que Catherine Pouplain, de Rock & Painting, devait nous prêter, et ainsi, il advient que nous ne l'avons jamais lu. Enfin, je.

Tout le monde pourtant s'évente façon Oh-my-God, devant A la ligne. Tout le monde récompense Ponthus par des prix. Tout le monde invite Ponthus, devenu la star des réseaux sociaux par la grâce d'un livre sans ponctuation, une coquetterie que nous aimons beaucoup mais que nous vous épargnons, dans le cadre d'une écriture - un peu - journalistique. Tout le monde veut Ponthus et ses mots, Ponthus et ses marinières - les bleues à rayures blanches, les blanches à rayures rouges et bleues, les intégralement rayées, les partiellement rayées, les versions pull marin et les versions trois bandes d'Adidas. Pas d'ironie dans notre bouche, juste une fine observation de notre part et un peu de jalousie, fans de rayures que nous sommes (nous sommes loin d'en avoir autant que lui, des marinières).

À la ligne c'est " l’histoire d’un ouvrier intérimaire dans les conserveries de poissons et les abattoirs. Il inventorie avec précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves. Écrit sans ponctuation, telle une longue litanie. Entre lecture et chanson, rock et électro, l’adaptation scénique du livre est une recherche orale de cette humanité, à travers la mélodie, au delà d’un rythme, souvent mécanique, imposé par le travail à la chaîne."

>> A propos de Michel Cloup, on vous suggère de lire ici la chronique Rock & Painting de Catherine Pouplain, qui vous éclairera sur le bonhomme...

> Hydrophone, samedi 3 octobre
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série noire. un polar d'après simenon
un spectacle du théâtre de lorient au port de pêche
On vous en parle la semaine prochaine (c'est très très bien, on l'a vu l'année dernière). Réservez dès maintenant, c'est le 8 octobre !
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éric courtet
apparent(é)s
Derniers jours pour aller voir l'exposition du photographe Eric Courtet, un travail sensible et esthétique sur la relation pères-fils, qui avait fait l'objet d'un reportage coréalisé par Sorties de secours et KuB, à voir ici
> A la Galerie Tal-Coat, Hennebont, jusqu'au 3 octobre
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la jurassienne de réparation
théâtre de rue et mécanique
On leur doit un de nos meilleurs moments de théâtre de rue. "On" est cette fois justifié, puisque nous y avions entrainé notre ami Hugues, qu'il faut droguer, enfermer dans un sac en toile de jute - c'est mieux pour la respiration - et enfermer à double tour dans une voiture pour réussir à l'emmener à un spectacle. Et que Hugues, au moins cinq ans plus tard, nous parle encore de ce spectacle avec des trémolos dans la voix - oui c'est une expression toute faite, mais Hugues a VRAIMENT la voix qui tremble quand il parle de La Jurassienne, et il emploie des termes comme "grand moment", "délicieux", "hilarant" et plein d'autres qu'on a oubliés mais qu'on n'ose pas lui redemander de peur qu'il censure cet aparté un peu - trop ? - personnel.
La Jurassienne, c'est un garage de bord de route comme il n'y en a quasiment plus en France - on est d'accord que les stations les plus vintage sont les Agip, qui ne font pas vraiment monter au bord des yeux des larmes de nostalgie pour la France Du bo, du bon, Dubonnet. Bref, dans ce garage de la France des années 70, des garagistes en bleu de travail et noir de cambouis démontent - et remontent - en temps réel le moteur d'une voiture, et ça marche.
C'est drôle, très drôle, avec quatre personnages super bien troussés. C'est tendre aussi. C'est poétique parfois. Un spectacle qu'on garde dans sa tête et dans son portefeuille de souvenirs comme une photo jaunie et un brin nostalgique...
> l'Archipel, Fouesnant, vendredi 9 octobre
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portrait of spectator watching theatre play
qu'est ce que le théâtre ?
Un spectacle du Théâtre de l'ultime (Bouguenais - 44) dont les accroches nous ont fait sourire : "C’est quoi ce processus qui fait qu’au théâtre on va faire exprès de vivre devant vous des trucs que vous savez pertinemment faux, mais auxquels vous acceptez complètement de croire ? ", "Comment dépasser l’angoisse de la réservation ?", "Faut-il avoir du talent pour devenir spectateur ?", "A-t-on le droit de s’endormir ?", "Est-ce qu’on peut retirer ses chaussures ?", "Quand deux comédiens s’embrassent, est-ce qu’ils mettent la langue ?".
On ne sait pas ce que ça vaut, on avait juste un teaser et pas d'images du spectacle, mais bon, le spectacle vivant post-confinement, on est persuadées que c'est aussi ça : tenter et risquer la surprise. La bonne comme la mauvaise.
> Clohars-Carnoët, dimanche 4 octobre
AUTOMNE

rock & painting. muntean et rosenblum

Muntean-Rosenblum - There are occasions... - 2001
Une toile, d'un artiste à découvrir. Un casque, à mettre sur les oreilles, et un morceau de musique à écouter avec, c'est le jeu d'une ancienne journaliste musicale, Catherine Pouplain, avec un dingo de musique, Alex Thagis, rencontré sur Facebook.

"Aujourd’hui, j’ai choisi une toile qui évoque les souvenirs, les souvenirs de notre jeunesse, du passé, d’avant ou juste les souvenirs d’hier et de ce qu’on en fera demain."

Pour savoir avec quel titre d'Alex Thagis, son complice musical, Catherine a fait résonner cette toile, lire la suite ici...

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