Lumière d'août. Théâtre paysage

Lumière d’août. Une formidable compagnie, un collectif d’auteurs qui pratique le « Théâtre paysage », des textes écrits ou mis en scène pour et par le paysage. Trois spectacles tournent, "Blockhaus", "Ça s’écrit T-C-H", et "Mgoulsda yaam depuis Ouaga". Nous avons vu les deux premiers, qui nous ont laissé des souvenirs tendres et doux au fond des yeux…

Parce que Lumière d’août, c’est du grand art. Une combinaison de petits miracles qui rend le spectateur heureux, béat, porté, parti, élevé, enrêvé, enroulé dans une balle de coton très doux. Une sensation prégnante qui ne se laisse pas effacer, qui nous enroule comme du sirop de sureau.

Il y a des textes. Des vrais textes. Ecrits avec cœur et sens, avec justesse et poésie, des textes beaux à entendre, qui vont gratouiller un peu partout, parfois fantasques, parfois documentaires, toujours sensibles et singuliers. Des textes qui donnent du plaisir à l’oreille.

Il y a des histoires. Celles des gens, des petites histoires, des souvenirs, des sensations, des anecdotes, et la grande histoire, qui se mêlent pour construire un climat. L’histoire d’un grand père pilote qui se tisse avec l’histoire du mur de l’Atlantique, la reconversion dans le jardinage d’un homme qui cherche que faire de son nom de famille – Tchaïkovsky –, la rencontre entre Aristide le Burkinabé et Charline la Française dans des allers-retours entre Paris et Ouagadougou.

Il y a des comédiens. Des présences un peu rêveuses, qui nous racontent des choses sans jouer à l’acteur, sans faire d’effets, des incarnations au plus simple, au plus près de ce que sont les personnes derrière les comédiens. Enfin il y a des lieux. Les paysages de ce théâtre de l’exceptionnel, du moment suspendu, de la grâce des fins d’après-midis, de la lumière rasante, du faux silence de la nature, et la sensation de partager avec ces gens là, autour de soi, qui retiennent leur souffle, grisés, amoureux de cet air tiède qui les porte, de ces personnes qui leur disent de belles choses, de la beauté de la nature et de la lumière… d’août.

ISABELLE NIVET
Mai 2018

Tu me donnes trop envie

Cette phrase, on l'entend chaque week-end quand on rencontre nos lecteurs...Parce que dans le Mémo Culture qu'ils reçoivent tous les jeudis au petit-déjeuner, on leur transmet notre désir. Notre désir de vibrer, de rire, de soupirer, de rêver, de s'émouvoir et de sortir.

Envie d’avoir envie ?

 

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