ESSAI bandeau mag 2023
N° 347 - 9 mars 2023
meliscene

Festival Méliscènes

Découvrez le programme de la 22e édition du Festival Méliscènes, autour de l'univers de la marionnette et du théâtre d'objet, du 12 au 26 mars à Auray et dans les dix villes partenaires.
Avec les compagnies Juscomama, Florschütz & Döhnert, La Salamandre, Betty Boisbrut’, Roi Zizo, Hélène Barreau, Belova-Lacobelli, Séverine Coulon, Le Jardin des délices, Moquette Production, Sacékripa, Les yeux creux, Bled’nPop, Les frères Pablof, Big up, Drolatic Industry, Scopitone, Arnica, Le scarabée jaune, Portés disparus, Tac Tac, 36 du mois, Rodéo Théâtre

> Tout le programme du festival est à découvrir en cliquant ici.

Réservations pour les spectacles joués à Auray et à La Trinité-sur-Mer :
> à la billetterie du Centre Culturel Athéna : Place du Gohlérez, Auray
> par mail : reservation.athena@ville-auray.fr
> par téléphone : 02 97 56 18 00
> via la billetterie en ligne accessible sur www.auray.fr

> DĂ©couvrez le festival en images en cliquant ici.
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La ConquĂŞte

L'exploration des grands ressorts de la colonisation par le biais du théâtre d’objets et du corps–castelet. En utilisant le corps comme terrain de jeu, de pillage, d’exploitation, « La Conquête » raconte comment le geste de coloniser amène à l’asservissement des esprits et des humains. Un duo entre deux artistes dont les origines sont directement liées à la colonisation : Dorothée Saysombat, comédienne-metteure en scène d’origine laotienne et chinoise, et Sika Gblondoumé, chanteuse – comédienne d’origine béninoise. En partant de leur histoire intime, « La Conquête » aborde la colonisation en tant qu’héritage qui nous concerne, issus d’un peuple colonisateur ou colonisé.
> Dim 12 mars, 17h, Salle des fêtes, Clohars-Carnoët. Billetterie ICI
2H32

2h32

Elle court, elle court Zenash. Elle se lève très tôt le matin, enfile ses baskets avant d’aller faire des ménages à l'hôtel, et sitôt le boulot fini elle court, encore, elle marathonne, tout le temps. Elle est arrivée d'Ethiopie, Zenash, et décédée à Neuilly-sur-Marne, en France donc.
​Voici l’histoire réinventée par la Compagnie Morbus Théâtre, de Zenash Gezmu, marathonienne assassinée en 2017. Une histoire qui parle de lutte sociale, de fantastique, d'endurance, de marathon en empruntant les chemins de l’imaginaire proposés par le sonore et la marionnette.
> Ven 17 mars, 20h30, Théâtre à la coque, Hennebont
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EĘŽa

Ce récital en sept tableaux est la rencontre de deux femmes, Mélodie Gasulla, mezzo-contralto, et Dominique Beslay, écuyère. Assistées de leurs chevaux et accompagnées par le piano, elles vont découvrir leur "je" pour aller vers l'autre, et tendre vers le "nous".
Eʎa, signifiant "viens" en grec, est un récital équestre porté par deux artistes, Dominique Beslay et Mélodie Gasulla, se rejoignant sur cette citation de Malraux : "Le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas". L'intention de cette création est de mêler étroitement les sensibilités des artistes autour du cheval. De l'inspire à l'expire, du premier au dernier souffle, leur envie commune est d'illustrer par la voix et les corps le cheminement de notre passage sur cette terre. Selon elles, le cheval perçoit nos forces et fragilités. Il nous guide. Grâce à lui, nous allons vers nous-mêmes... Une production Haras National d'Hennebont, mise en scène par Jean-Claude Cotillard
> Sam 18 et dim 19 mars, 16h, Haras d'Hennebont
coups coeur semaine
Cette semaine, on est carrément débordées, on va juste vous donner quelques infos pour vous organiser, parce qu'il y a aussi des annulations...

- La rencontre avec Michka Assayas, dont nous attendions beaucoup, est annulée, mais le concert de "En attendant Ana" est maintenu, et complété par un concert de "Special Friend" (ven 10 mars, 18h, gratuit, Hydrophone, Lorient. Infos ICI


- La Dame Blanche propose une lecture surprise et une pièce de théâtre (25 minutes). Avec pour commencer, Blandine Clémot, puis une courte comédie : "Liberté, égalité, parité" de Catherine Anne, mise en scène par Fabien Bergès et interprétée par Françoise Fouquet et Pol Tronco. (Sam 11 mars, 20h, La Dame Blanche, Port-Louis ; réservation très conseillée. Contact ici)

- "Point de vous", les rencontres dansées avec la Compagnie Le Pôle, pasage du Blavet à Lorient, dont nous vous parlions la semaine dernière, sont annulées toute la fin de cette semaine, en raison de la météo pourrie.

- "Dracula", de la Compagnie Plexus Polaire, vous attend toutes canines dehors, en marionnettes. Un spectacle qui promet d'être "fantastique" (Ven 10 mars, 20h30, Théâtre du Blavet, Inzinzac-Lochrist)

- "Flee", un très beau documentaire dessiné, de Jonas Poher Rasmussen (Danemark - 2022 – 1h29) : L’histoire vraie d’Amin, un Afghan qui a dû fuir son pays à la fin des années 80 alors qu’il n’était qu’un enfant. Trente ans plus tard, désormais étudiant au Danemark, il va confier à son meilleur ami la véritable histoire de son voyage et de son combat pour la liberté.
(Vend 10 mars, 20h Projection du film / 21h30 Enregistrement en public émission de Radio Balises avec Jean-François Le Corre (producteur du film). La Balise, Lorient)
(Voir le doc sur arte ICI, mais c'est moins sympa)

- "Double murder", du chorégraphe israëlien Hofesch Schechter (le chorégraphe du film "En corps" de Cédric Klapisch) est COMPLET. (Mar 14 et mer 15 mars à 30h au Théâtre de Lorient)
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Expo Patricia Le Crom

On dit que le dessin sert à montrer des formes, des lieux, des visages, des corps. Que l’art sert à transmettre une vision du monde. Mais peut-être que le dessin sert surtout à voir autrement. Sert à sortir de nos déterminismes et de nos certitudes. La couleur n’existe que dans nos yeux, et nous lui donnons les noms que nous avons appris. Ainsi, si nous devions nous saisir d’une couleur pour représenter la lumière irions-nous choisir le blanc, teinté éventuellement d’une touche de lilas, mais plus rarement un jaune citron, un rose franc ou un bleu turquoise. Patricia Le Crom, elle, voit la lumière en technicolor.

Le dessin au carré
Patricia Le Crom court après la lumière. Depuis un an, elle est de sortie. Déplie un pliant de pêcheur, pose un carton à dessins sur ses genoux, sort papier et couleurs, des gouaches ou des huiles. Elle en a pour deux heures. Et deux dessins, pratiquement identiques « Je me suis créé un protocole de temps. Le second dessin est souvent ultra rapide. C’est devenu un système. Quand les deux heures sont passées, ça s’arrête d’un coup. Je n’ai pas de regrets. Je ne retravaille pas. Top, c’est bon, j’arrête ». Un carré tracé dans le haut de la feuille, et de la couleur, des touches nerveuses, des traces rapides, des masses, peu de tracés, la lumière se fait. Vu de très près, ça ne ressemble pas à grand-chose (n'y voyez pas offense), mais dès que le corps recule, l’évidence du paysage apparaît. Les paysages qu'elle connait bien, ceux du Morbihan, la côte, les campagnes, mais aussi, simplement, les rues de Lorient... « Quand j’arrive dans un lieu, je trouve très vite ce que je veux peindre. C’est comme si je voyais le tableau. C’est là. Je ne bouge pas. Je m’écarte juste un peu pour trouver la lumière, je réfléchis aux valeurs ». Jaune, rouge, bleu, dans le vent, Patricia s’accroche à sa palette et y cherche les couleurs. Le pinceau fera dessin.

Duos / Diptyques
Le résultat, des images qui se ressemblent, certes, mais la vitesse, l’énergie, l’état de l’artiste leur donnent une personnalité différente. Des duos, presque des diptyques, qui se répondent, et démontent l’idée que l’on voit toujours pareil, démontrent que le regard réinvente à chaque instant. « La pensée avance entre les deux. La couleur aussi. Le désir, le plaisir, l’énergie, l’intensité, c’est le moteur. »

C’est qui Patricia Le Crom ?
Elle a été conseillère pédagogique pour les arts et la culture, et a créé la Galerie de l’escalier, dans la rotonde de l’école de Merville, à Lorient. Sous le chapeau du Printemps des arts, elle a exposé des projets artistes/écoles plutôt bien foutus et intéressants. Des rencontres qui ont nourri son univers, qu’elle a choisi de faire grandir auprès de Muriel Louette, peintre et professeure à l’école d’art de Lorient : « Son influence a été déterminante sur la confiance qu’elle a installée dans le regard que je porte sur ma peinture »

> Patricia Le Crom expose 139 dessins dans un « Un jour, deux peintures », à la Galerie du Coin, Port-Louis, jusqu’au 2 avril.
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Expo Catherine Pouplain

Elle a failli réussir son pari, Catherine Pouplain, en ambiançant la Perrière avec sa galerie de peinture, à Lorient, pendant des années. Mais le port de pêche a eu le dernier mot, les ateliers, le sien, celui de Catherine Raoulas, et la Galerie Keroman, ont plié les gaules, c’est désormais le street art qui colonise les murs de l’avenue la plus fun de la ville aux six ports, comme dirait Le Télégramme. Catherine Pouplain, je dois avoir écrit une bonne cinquantaine d’articles sur elle, parce que les expos se succédaient avec régularité et entrain, dans son local, aujourd’hui celui d’un tatoueur. Des expos personnelles, mais aussi collectives. Depuis qu’elle a chargé ses malles dans le bateau pour Locmiquélic, Catherine s’est acoquinée avec la bande des ateliers de la cale (ABC), participe à l’aventure du Décalé, bouquin arty et iodé. Et donc elle expose moins. Ce sera donc un plaisir pour ceux qui la suivent de découvrir sa nouvelle patte, qui se saisit désormais de crayons de couleurs à la place des pinceaux pour coucher sur papier ses dessins poétiques et oniriques.

Les crayons de couleur, si on y pense, ça nous évoque souvent une silhouette maigrelette à grosse tête, balbutiée par les enfants qui poireautent dans la salle d’attente des pédiatres : « Oh, c’est pour moi, vraiment ? Mais qu’est-ce que c’est joli ! ». Et ben chez Pouplain, c’est pas du tout ça. Pouplain, elle use ses crayons. Elle y va. Et la couleur apparait avec une pêche étonnante, recréant la palette de cette adoratrice des bleus électriques, des verts acides, des roses : « J’aime que ça pète. Bleu, vert, rose, j’en étais déjà dingue quand j’étais gamine. J’aime les couleurs vives, acidulées, qui ressortent ». Ses herbes, ses feuilles, ses arbres, projettent la couleur, les différents verts et jaunes se mixant pour créer des teintes aussi réjouissantes que celles des forêts de mai, des prairies de juin, des champs d’avril. Alors pour créer de l’épaisseur, de la couleur, il faut mouiller la chemise : « Tout est long à faire. C’est beaucoup de petits traits, peu de contours, surtout des hachures. Je préfère quand la pointe est fine, le crayon pointu, doux, délicat, mais les crayons ne restent pas longtemps comme ça… ». Alors il faut les tailler très souvent, avec un taille-crayon électrique – un outil réjouissant et totalement 20e siècle (on ne résiste pas au plaisir de vous glisser un lien sur un tuto ici ) : « Je conserve les copeaux depuis un an, c’est hyper beau. En 2024, je suis invitée à exposer à la Galerie Tal Coat, ça fera partie de l’expo ! ». Ses crayons, Catherine les trouve sur le Bon Coin ou Vinted : « Il y a des boîtes et des crayons que j’ose à peine toucher tellement c’est beau. La chasse aux crayons est un petit sport que j’aime bien… Il n’y a pas beaucoup de marques : Faber-Castell, en Bavière, Caran d’Ache, en Suisse, et Conté à Paris »

Avec ses crayons de couleur, Pouplain s’est lancée dans des formats conséquents, proches du raisin ou plus grands, plongeant dans un bel et étrange univers, parfois presqu’abstrait, essentiellement végétal, où l’imagination crée feuillages et forêts, fleurs et hampes, tantôt en transparence, tantôt en épaisseur. De ces plantes surgissent parfois des mains, des jambes : « Je feuillette mon cerveau et je m’arrête sur une image qui me plait. Je regarde parfois des photos mais je n’ouvre pas un livre de botanique pour savoir si ça existe ou pas. Dessiner, c’est regarder, même quand on est dans l’imaginaire… »
> Catherine Pouplain expose « Point météo » à la Médiathèque de Port-Louis, jusqu’au 1er avril

> L'histoire de Faber-Castell
> L'histoire de Caran d'Ache
> L'histoire de Conté
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Expo SĂ©bastien Coueffic

On avait prévu un troisième article sur "L'atelier à minuit, sous le soleil du midi", l'exposition de Sébastien Coueffic. On n'a pas eu le temps, on écrira le papier la semaine prochaine, mais si cette toile vous cause autant qu'à nous, vous pouvez déjà passer à la médiathèque de Quéven...
> Jusqu'au 29 mars
conservatoire playlist 3
La playlist du Conservatoire de Lorient, en lien avec leur prochain spectacle...
Tropink

Tropink

La sieste musicale est un voyage en musique original qui invite le participant à la rêverie. Souvent organisées dans les médiathèques, elles sont imaginées comme un concert de repos, de relaxation et méditation.
A l’occasion de la programmation de Tropink, un spectacle jeune public proposé par la Conservatoire de Lorient à la salle de la Balise, une liste de musiques à rêver, qui invitent au voyage. Fermez les yeux, détendez-vous et écoutez...

1- Un concert de musique contemporaine à écouter couché
2- Erlend Apneseth trio « Tundra » (Norvège)
3- Chi Bu-lag : « Kerlengee Baria », Mongolie
4- Ravi Shankar "The spirit of India"
5- Renaud Garcia-Fons & Derya TĂĽrkan ( Turquie)
6- Mozart pour les enfants
7- Schubert pour les bébés
8- Berceuses du monde
9- Jazz Ă  rĂŞve. Jazz Lullabies around the world
10- The Ocean
titre emballe CONCOURS
Pour tenter de gagner, envoyez-nous un mail 𝔪𝔦𝔤𝔫𝔬𝔫 à cestparla@sortiesdesecours.com avec : 1. votre nom / 2. votre numéro de téléphone / 3. le titre et la date du spectacle.

Cette semaine, gagnez des places pour

• Tropink
Il existe dans le désert d'Atacama au Chili, une fleur rose naissant certaines années où le climat est propice. Elle fleurît en plein désert, et laisse derrière elle des oasis tropicales. Vous êtes dans une bulle, parcourant les Andes et leurs cascades, du chant des oiseaux aux chants ancestraux d'Amérique du Sud. Incantations, nappes sonores et projections lumineuses immersives vous enivrent d'une douce brume. C'est une sieste tropicale ... Fontaine et végétaux sont plongés dans une ambiance tropicale, conduite par une mousse humide. Tropink offre un univers visuel, sonore et sensoriels au contact des plantes, de la terre et des sons. Cette installation immersive est ouverte aux tout petits comme aux plus âgés.
Avec Evelyn Vergara : chant ; Roman Bestion : MAO et synthétiseur ; Antoine Scaviner : guitare et électronique ; Vincent Couprie : percussions ; Guillaume Rabusseau : jardinage et scénographie
> Ven 17 et sam 18 mars, 10h30, La Balise, Lorient
conservatoire