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Rémi Chapeaublanc
Exposition

Le dernier Tsaatan

Dans le cadre des rencontres photographiques.


Vivant à Paris, il reste toujours curieux des autres, et voyage sans interprète et sans connaissance des langues des pays qu’il traverse. Le regard et l’image suffisent pour échanger. C’est ainsi qu’il exerce ses talents au Canada, en Norvège, au Burkina-Faso, au Népal ou encore au Laos.


En 2011, il part à leur rencontre à l’extrême frontière septentrionale de la Mongolie. Cette tribu, recensée à seulement 282 individus dans le monde, a vu son mode de vie bouleversé par la transformation de leur terre ancestrale en un parc national. La chasse, les déplacements et la coupe du bois y sont désormais prohibés ; des interdictions en totale contradiction avec leurs traditions millénaires.


Depuis cette première rencontre, Rémi Chapeaublanc n’a cessé de retourner chez eux, partageant pendant plusieurs semaines leurs coutumes et quotidien. Avec cette nouvelle série photo, il pose la question de l’avenir des Tsaatans, face à la vague de modernité que connaît la Mongolie, les éloignant chaque année un peu plus de leur mode de vie traditionnel. Si la tribu accepte et s’amuse même des progrès technologiques, elle rejette pourtant en bloc la vie citadine, et se divise sur la question du tourisme.


La vie dans la taïga était pour eux le symbole de liberté absolue, elle est dorénavant complexe et particulièrement menacée.A la fois humaine et engagée, cette série photographique n’en reste pas moins graphique avec une approche particulièrement esthétique et épurée. Ce travail, qui a été réalisé en argentique avec de la pellicule noir et blanc et un moyen format, puis travaillé avec des moyens numériques, démontre la volonté de l’artiste de s’approprier l’anachronisme de leur mode de vie. Rémi Chapeaublanc, qui s’est lié d’amitié avec un certain nombre d’entre eux, prend aujourd’hui le public à partie pour leur poser cette question : que restera-t-il des Tsaatans ? 


 

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