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Munch & Led Zeppelin. Rock & Painting #3

« Rock & Painting, c’est une série née sur Facebook en octobre 2019 dans laquelle j’associe chaque jour une toile et un morceau de rock. Dans laquelle j’associe mon amour de la peinture et du rock ». Catherine Pouplain. Juin 2020

> Ecouter le titre avant de commencer la lecture

Il semblerait que nous n’ayons pas le droit de nous embrasser ces jours-ci. Vous savez pourquoi, je n’insiste pas. Bien sûr, ce n’est pas une obligation légale, c’est seulement fortement déconseillé comme dans le cas de n’importe quel virus. Mais cette fois-ci, plus encore que d’habitude, et surtout à beaucoup plus grande échelle, le baiser, l’étreinte, semble le symbole du danger, de la maladie, de la mort. Que pouvons-nous imaginer de pire ?

Le baiser est un thème récurent dans les arts, et en particulier dans celui qui nous intéresse, la peinture. Symbole universel et intemporel de l’affection, de l’amour. Pour l’édition #111 de la série Rock & Painting, j’avais donc choisi ce tableau du peintre norvégien Edvard Munch, le peintre du célèbre « Cri ». Mais au « Cri », j’ai préféré « Le baiser », une toile de 1897. Je dirais plutôt, un de ses baisers, parce qu’il en a peint des baisers, beaucoup, très tendres, très fusionnels. Ils font partie pour lui des émotions de la vie qu’il a largement explorées, la rencontre, le baiser, l’amour, mais aussi la douleur, la peur, l’angoisse, la mélancolie. Et bien sûr la mort. Des émotions qui puisent leur source dans une enfance marquée par la maladie et le deuil et qui ont conditionné son œuvre pour faire de lui un maître de l’expressionnisme, ce mouvement pictural où on n’a pas peur de montrer ses tourments et ses sentiments à une époque – le tournant du XXe siècle – où ça ne se fait pas franchement.

Les baisers, il les a peints mais aussi croqués, dessinés, gravés, avec des couples habillés, nus, allongés dans un lit, dans l’intimité d’une chambre ou dans un parc devant tout le monde. Toutes ces déclinaisons sont toujours douces, tendres et gracieuses mais terriblement expressives et réelles. Universelles. Les visages se confondent parfois en un seul. C’est bouleversant.

Certes, Munch n’est pas le seul à avoir peint le baiser. Le plus célèbre restant sans doute – si on ne parle que du baiser amoureux – celui de l’Autrichien Gustav Klimt en 1907 mais dans un style plus symboliste, avec ses dorures et ses positions un peu plus lyriques. Tous les peintres se sont essayé au baiser, de Fragonard à Picasso, de Magritte à Toulouse-Lautrec. Et pas que les peintres puisque vous connaissez tous « Le Baiser » de Rodin ou « Le Baiser de l’Hôtel de ville » de Robert Doisneau…

Pour mettre le baiser en musique, difficile de choisir dans l’immensité des titres sur ce thème. On aurait pu mettre un tube comme Kiss de Prince ou moins connu, Kiss Me My Love de Captain Beefheart mais j’ai choisi Whole Lotta Love de Led Zeppelin, un titre culte de 1969 au texte très érotique, inspiré – voire plagié, selon une décision de justice – d’un blues de Willie Dixon de 1962. Parce que tout ça, c’est avant tout de l’amour sous toutes ses formes…

Chronique diffusée dans la Confidienne de Radio Balises le 30 mars 2020. https://radiobalises.com/

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