• et un clic là
Manon liduena

L’effet wombat

La chronique transition qui sait bien s’entourer

Je vous ai dit que j’avais souvent la flemme de faire du vélo ? Pour peu qu’il fasse humide ou que j’aie trois rendez-vous dans la journée, j’abandonne Petit Tonnerre et je saute dans ma voiture, bien au chaud. C’est moche, me direz-vous. Ce mois-ci, j’ai pensé à mes wombats cyclistes, celles et ceux qui pédalent ventre à terre, qu’il pleuve ou qu’il pleuve, et qui mènent une vie cyclable en toutes circonstances. Je leur ai posé une question simple en apparence : 

Que faut-il faire pour se mettre au vélo au quotidien ?

Pour Simon*, c’est d’abord une question de politique urbaine :

pour que les gens se déplacent plus à vélo, il faut des aménagements sécurisants. Le vélo doit devenir plus pratique et plus sûr que la voiture. Pour le vélotaf (ndr : j’ai appris ce mot), la conviction écologique ne suffit pas au quotidien. Sur les voies de transit, il faut des aménagements séparés de la voiture, et sur les voies secondaires il faut réduire le trafic.” 

Pour en savoir plus, jetez un oeil à ce petit guide, un super plan qui recense les voies cyclables de l’agglomération de Lorient, loisirs et quotidien. Avec Simon et aussi Margaux*, on a parlé intermodalité et “système vélo”. Pour que l’usager emprunte plusieurs modes de transports dans son quotidien, il faut que ce soit fluide et pensé spécifiquement pour lui. Avec son vélo, il doit pouvoir monter dans le TER (c’est le cas, mais attention en juillet-août il faut réserver son emplacement vélo – infos ICI ). 

Idem, dans la rade de Lorient, on prend le batobus d’une rive à l’autre, et ça fonctionne plutôt bien. L’autre point qui joue beaucoup, c’est le stationnement. 

Il faut pouvoir garer son vélo facilement, en journée, un peu partout, mais aussi chez soi. Quand on habite en appartement, ce n’est pas toujours simple. Certaines copropriétés prévoient des box dédiés. La ville met aussi en place des abris vélos (à Lorient, place Alsace Lorraine par exemple).” 

Sur le sujet des aménagements individuels et collectifs, je vous invite à consulter le site de la FUB (Fédération française des usagers de la bicyclette) pour tout savoir sur ce qui peut être mis en place, aménagements et aides publiques. 

Alors, une fois qu’on a les aménagements, comment on se motive ? 

Le vélo à assistance électrique a révolutionné le quotidien de beaucoup de personnes, en facilitant l’aspect physique – là aussi les communes peuvent jouer un rôle en proposant des vélos électriques à la location” 

Les infos dans l’agglo lorientaise sont ICI : et à Quimperlé, c’est par là 

Parce que oui, le vélo à assistance électrique est une mobilité active, à distinguer de la mobilité douce. Active, parce qu’on engage son physique – pour preuve cette étude – comme la marche, mais pas comme la trottinette électrique – désolée de vous décevoir. Encore un point pour le vélo – on rend son abonnement à GYM2000 et on enfourche sa bicyclette. 

Au-delà du physique, on peut tout simplement avoir peur de faire du vélo, ou n’avoir jamais appris. Dans ce cas, il existe le dispositif “vélo-école”, qui propose des ateliers gratuits pour adultes (sur inscription) et pour enfants (dans le cadre de la scolarité). A Lorient, on file s’inscrire ICI.

Parmi les diverses incitations cyclistes, je ne vous fais pas l’affront de vous dire que nous sommes en pleine opération annuelle Tout à vélo  – une série d’évènements et de défis autour du vélo, à faire avec ses collègues ou ses voisins. A Lorient, on peut aussi tenter les balades un dimanche par mois avec le Collectif Syklett, pour reprendre en douceur et avec de la compagnie.

Par ici l’agenda Syklett 

A ce sujet, si on a l’âme un peu bricoleuse, on peut passer une roue chez Syklett, pour entretenir sa monture. 

J’ai aussi repéré des stations de réparation de vélo, mises à disposition dans les communes, avec une pompe et quelques outils en accès libre (à Larmor-Plage, au Kernével par exemple), pour les imprévus du quotidien. Et si, l’idée de bricoler vous épuise à l’avance, on note le super concept Doctocycles, un atelier mobile qui vient à vous.

Après ces conversations wombatesques, j’ai quand même le sentiment que je pourrais devenir cette personne cyclable – quotidiennement cyclable. Poncho k-way, casque à visière, pantalon qui fait froutch-froutch. Je m’y vois. La cerise sur le guidon, si j’ose dire, c’est ma copine Maureen qui me l’offre : “Et tu sais que ton vélo peut devenir ta déco?” 

Maureen, le rangement vélo, elle connaît. Je vous laisse découvrir le futur design de votre appart ICI

*Simon et Margaux sont cyclables à 98% et habitants de la région.

*Maureen est la caution exotique de cette enquête pointue, puisqu’elle vit à Montréal.

MANON LIDUENA

 

se mettre au vélo

POUR ALLER PLUS LOIN DANS CETTE THÉMATIQUE

 

x