ché luz, à étel. fruits de mer et cocktails bien frappés

LES RADES & RESTOS DE MANON LIDUENA

S’ATTABLER CHÉ LUZ, C’EST LAISSER FILER LE TEMPS • ON Y VIENT POUR UN CAFÉ, ON RESTE POUR LES LANGOUSTINES, LES CONVERSATIONS CHALEUREUSES ET L’AIR DOUX DE LA RIA • REPORTAGE AU LONG COURS •

Avec sa terrasse alignée sur la criée et ouverte sur le port d’Etel, le spot est incom parable. Les habitués slaloment entre les canapés Chesterfield, les chaises en paille et les grandes tablées. Quelques têtes blondes foncent entre les pieds de leurs parents, juchées sur des jouets laissés là par Luz, le petit dernier de la famille.

Il y a neuf ans, Jill et Matthieu ont racheté cet ancien garage et l’ont transformé en un lieu multigénérationnel et protéiforme. Café-concert, restaurant de fruits de mer, brocante dominicale, Ché Luz est un joyeux bazar, qui a bâti sa réputation sur le bouche-à-oreille des locaux. Les aînés viennent pour les sardines salées, la jeunesse ételloise s’y réunit les soirs de concert, tandis que les célibataires en goguette sirotent un sauvignon bien frais à l’apéro. Ché Luz, c’est chez tout le monde.

Une araignée de mer tout juste pêchée atterrit dans notre assiette. Au fond de notre gosier, coule un petit blanc qui va bien. Un air de cumbia berce nos émois
culinaires. On n’est pas loin du bonheur total. Le temps file, on écoute d’une oreille distraite la conversation de nos voisins, en regardant les franges du parasol frissonner. L’araignée n’a plus que la carapace sur les os et on se dit qu’il faudrait se mettre en mouvement. Mais, devant la carte des cocktails, on se ravise. Une fois bien hydratés, on se lance, un mojito en main, dans un safari à l’intérieur du bar. Dans la partie brocante, entre les fauteuils club et les mannequins en plastique, on déniche une lampe merveilleusement rétro. Au milieu de cette jungle mobilière, on aperçoit une affiche, celle d’un film réalisé dans le coin
récemment. L’équipe de tournage avait fait de Ché Luz sa cantine. Une anecdote filtre du fond du bar. Peut-être faudrait-il commander une douzaine d’huîtres
creuses, histoire de ne pas partir le ventre vide. Après, on rentre, c’est promis.

Tu me donnes trop envie

Cette phrase, on l'entend chaque week-end quand on rencontre nos lecteurs...Parce que dans le Mémo Culture qu'ils reçoivent tous les jeudis au petit-déjeuner, on leur transmet notre désir. Notre désir de vibrer, de rire, de soupirer, de rêver, de s'émouvoir et de sortir.

Envie d’avoir envie ?

 

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